
Sujet prisé s'il en était par Nathalie Kosciusko-Morizet lorsqu'elle était Secrétaire d'Etat à l'Economie Numérique, le concept n'en est pour autant pas moins flou et dur à appliquer.
D'une part, parce que même si l'on parle de droit à l'oubli, il n'existe aujourd'hui aucun concept juridique définissant ce qu'est l'oubli numérique. D'autre part, parce qu'il fait face à des contraintes techniques et de mises en oeuvre. Enfin parce qu'il s'agit d'une thématique universelle qui mériterait presque d'être traitée à un niveau communautaire ou international, plus qu'à un niveau national.
Ce dernier point pourrait être un frein si l'on restait crispé dessus, puisqu'il serait vain d'espérer voir se dégager un consensus au niveau international, du moins dans des délais raisonnables. Il est donc important de commencer à en discuter à l'échelle du territoire national, ne serait-ce que pour sensibiliser les français à ces questions ; la question de l'éducation est en effet une la pierre angulaire sur ce sujet. L'e-G8 qui aura lieu la semaine prochaine sera probablement l'occasion d'amorcer une réflexion à plus large échelle.
Tentons donc de comprendre en quoi consiste le concept de droit à l'oubli numérique, quelles sont les mesures de droit existantes et qui s'y rapportent, et ce que l'on peut apporter pour améliorer la vie des internautes.
Je vous propose donc de découper ce dossier de la manière suivante :
Et pour vous mettre en appétit, je vous invite à regarder le discours d'ouverture de Richard Descoings et Nathalie Kosciusko-Morizet lors des Ateliers sur le droit à l'oublie numérique organisés à Sciences-Po en novembre 2009.


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