Pour faire suite au dossier rédigé le mois dernier et traitant de la saturation des réseaux, nous allons ce mois-ci nous pencher sur une thématique fortement corrélée à la précédente : la neutralité du net.
Le concept de neutralité du net prend de plus en plus de place dans le débat public et devrait être très largement abordé durant les mois et les années à venir, que ce soit dans le cadre de la campagne présidentielle de 2012 ou après. En effet, il apporte un éclairage particulier aux projets de lois traitant des questions numériques proposés par nos gouvernants.
Pratiquement tentaculaire tant il se cache derrière presque tout ce qui touche au numérique, ce sujet n'en reste pas moins la pierre angulaire de de la qualité de l'expérience "Internet" dans notre pays et dans le monde. Comprendre de quoi il s'agit, et les droits et devoirs dont il s'accompagne, c'est se protéger d'éventuelles attaques contre nos libertés.
Tout comme ce fut le cas pour le dossier sur la saturation des réseaux, celui-ci se découpera également en plusieurs articles thématiques. Voici donc comment il sera architecturé :
- Définition du concept de neutralité du net
- Etat des lieux de la neutralité du net dans le monde
- Une frénésie législative plus dommageable qu'utile
- Impact des différentes législations sur cette neutralité
- Etudes des différentes positions adoptées par les responsables politiques
Si nous avons fait le choix de commencer par un dossier sur la saturation des réseaux pour enchaîner sur celui sur la neutralité du net, c'est pour vous aider à identifier les liens existant entre les tuyaux et les informations qui y circulent. Nous verrons alors, au cours de cette série d'article que, même si l'un ne peut pas aller sans l'autre, il est crucial de dissocier le contenant du contenu. Pour reprendre le célèbre vers de Musset :
"Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse."


Les politiciens veulent toujours de plus en plus controler "internet" sous le couvert de bonnes intentions... J'ai bien peur qu'un jour, il faille devoir s'auto pirater pour pouvoir naviguer